En campagne pour une nouvelle République

Laurène Thibault, responsable de l'assemblée des femmes du PCF Nanterre, revient ici sur la campagne départementale "Liberté, Égalité, Justice" que nous engageons face au racisme et au sexisme. Un article du PCF Nanterre en date du 28 septembre 2020.

visuel_site.png

Loin des débats sur les masques qui attirent l’attention, ce sont d’autres, fétides, racistes et anti-féministes, qui nous étouffent. Martelés par certains médias ou portés par des figures politiques, ils nous asphyxient avec des idées et une mise en pratique bien opposées aux valeurs républicaines auxquelles ils prétendent adhérer.

C’est dans cette ambiance délétère que la campagne fédérale pour les élections départementales apparait comme une bouffée d’air frais, permettant de nous unir autour d’un projet portant haut et fort les valeurs de la République : la liberté, l’égalité et la justice. Encore plus qu’une aspiration, elle propose de construire une nouvelle société en s’appuyant sur ces trois piliers.

Un débat public étouffant

Georges Floyd, Danièle Obono, Azzedine Taïbi, …, depuis mai, avec un florilège de ses propos et de ses actes, le racisme, vigoureux, menace les principes républicains. Violences physiques, verbales, morales, les faits sont de natures différentes ; éditorialistes, figures politiques, individus ou groupes racistes, les acteurs aussi. Ainsi, des violences policières aux campagnes d’opinion, le racisme devient une banalité. Les polémiques, racistes et islamophobe, qu’on pensait en voie d’extinction, sont presque quotidiennes et demeurent insupportables. Si certaines violences racistes sont condamnées, elles le sont de manière singulière, sans considérer leur caractère systématique. La succession et l’accélération de ces violences ne sont pas prises en compte. Enfin, la haine attisée par certains médias est alimentée par des discours politiques comme celui de Macron et son « séparatisme » ou celui de Jadot qui relance la polémique du burkini.

Trop couvertes ou pas assez, les attaques sexistes sont légion. Alors que des femmes se mobilisent contre les violences sexistes et sexuelles et pour l’égalité salariale, voile et crop top cristallisent le débat. D’une part, Maryam Pougetoux, vice-présidente de l’UNEF, et Imane Boun, youtubeuse présentant des recettes de cuisines pour les étudiants, sont violemment attaquées car elles portent le voile. D’autre part, les décolletés au musée et les robes au lycée jugées trop courtes- dont la taille « correcte » reste d’ailleurs volontairement floue- sont condamnés car considérés comme opposés à la tenue républicaine, rien que ça. Cette polémique alimente la « culture du viol » selon laquelle les jeunes filles seraient responsables de leurs agressions. Les libertés publiques sont grandement menacées.

Diviser pour mieux régner

Dans cette actualité suffocante, les principes républicains, travestis, s’imposent à l’inverse de leur sens. Les mouvements anti-racistes et féministes, mais aussi les mouvements écologistes, les mouvements syndicaux et les gilets jaunes, ceux qui aspirent à un monde émancipé, sont pointés comme bouc-émissaires, séparatistes ne pouvant constituer de bons patriotes républicains. Chaque groupe est désigné à tour de rôle comme coupable des maux de la République. La répression et les violences contre ceux considérés comme détracteurs de la République contribuent à leur faire peur et menacent gravement leurs libertés publiques. Alors que la suppression de 700 000 emplois est programmée et que le plan de relance satisfait grandement le patronat, la stratégie est celle de la discrimination et de la division entre toutes les forces sociales. Feu de tout bois est fait pour faire diversion, quand se présentant comme parangon de la République, les forces au pouvoir s’en éloignent bien, à chaque fois qu’une loi sécuritaire réduit notre expression, à chaque fois qu’un de nos droits se voit supprimés, et se mettent au service de ceux qui participent à notre exploitation et aux inégalités.

La campagne fédérale : un nouveau souffle

Contre les violences, contre l’exploitation capitaliste, contre l’oligarchie, les communistes du PCF des Hauts-de-Seine initient une campagne pour la liberté, pour l’égalité, pour la justice, et pour faire de ces valeurs les solides piliers d’une nouvelle société. Alors que les forces au pouvoir s’appliquent à brimer et réprimer les différents mouvements qui se lèvent pour un autre monde, ces luttes diverses, mais pas secondaires, les communistes des Hauts-de-Seine ne veulent pas seulement les porter, mais aussi opérer leur raccord, travailler à leur mise en commun.

A l’heure où la République est plus que jamais menacée, contre la répression, contre les discriminations et contre la loi du plus riche, cette campagne veut mener la bataille d’une nouvelle République avec de nouveaux droits civils et de nouvelles institutions, une constitution pour la protection, l’égalité et la liberté de toutes et tous.

Un appel pour en finir avec le racisme

En ce début de campagne, les communistes du 92 s’engagent contre le racisme et ses violences, pour plus de justice face à l’impunité de la police dans les affaires de violences policières ou pour plus d’égalité dans le respect d’un droit universel qui ne doit pas dépendre d’une couleur de peau. Un appel est lancé pour en finir avec le racisme et revendique une véritable réforme de la police, un accueil des réfugiés dans le respect de leur dignité humaine, la régularisation automatique des sans-papiers qui travaillent en France et la liberté d’expression et le droit de réponse systématique pour les forces antiracistes, féministes et républicaines.

Un site pour la campagne : liberte-egalite-justice.fr 

Lancée le mardi 22 septembre, les communistes des Hauts-de-Seine entament une campagne et s’organisent en mettant déjà à disposition de tou·te·s un site internet, sur lequel les militant·e·s pourront retrouver matériels, ressources et actualités. Sur le site, l’appel contre le racisme a récolté plus de 217 signatures en 5 jours. Signons le tou·te·s dès à présent.

Rejoignons tou·te·s cette campagne fédérale, pour un nouveau souffle, pour une nouvelle République, pour un nouveau monde.