Solidarité des communistes avec les cibles des campagnes réactionnaires

Déclaration du Conseil Départemental du PCF des Hauts-de-Seine du 1er avril.

Proposition de motion pour la conférence Nationale :
Solidarité des communistes avec les cibles des campagnes réactionnaires

Les partis de droite et d’extrême-droite, encouragés par le gouvernement, mènent depuis plusieurs mois une offensive virulente sur le thème de l’anti-racisme. Universités, journaux d’investigation, syndicats, partis d’opposition : tous sont flétris les uns après les autres et qualifiés d’islam-gauchisme, d’indigénisme, de séparatisme. Cette folie maccarthyste a encore franchi un cap lorsque les mêmes ont demandé la dissolution d’un syndicat étudiant, l’UNEF, au motif qu’il s’y organise des réunions non-mixtes. Les féministes, habituées depuis longtemps à ce genre de réunion, se sont rapidement retrouvées sur le banc des accusés, ainsi que des personnalités pourtant modérées comme Audrey Pulvar. Tout contre-pouvoir, désormais, est suspect. Qui seront les suivants ?

Face à cette attaque décidée contre la liberté d’association, face à la manipulation de l’opinion publique qui l’a accompagnée, le mouvement social a su réagir avec fermeté, cohésion et solidarité. C’est l’esprit du communiqué syndical de la CGT, de la FSU de Solidaires, ainsi que des tribunes d’organisations syndicales, féministes ou antiracistes publiées depuis. C’est un point d’appui essentiel pour reprendre pied.

En effet, la gauche politique a manqué de clarté. Si les uns se sont tenus du côté des syndicats, les autres ont contribué à relayer la campagne réactionnaire dont, in fine, nous sommes tous victimes. Cette stratégie, qui fracture et démobilise les forces de l’émancipation humaine, a notamment été mise en œuvre par Manuel Valls, coutumier du fait. Il faut réagir, convaincre, repousser cette chape de plomb qui s’abat sur notre camp social et sur la République.

Dans l’échéance présidentielle qui se prépare, et quelle que soit l’option stratégique privilégiée par les uns ou les autres, nous souhaitons que notre parti s’engage pleinement dans la résistance et dans la contre-attaque à ces campagnes de dénigrement, de manière aussi unitaire que possible, notamment avec le mouvement social. Ce qui est en jeu est plus fondamental qu’un calendrier électoral : en clouant les forces de progrès humain au pilori, l’une après l’autre, ils participent à une tétanie dont la régression sociale est l’unique horizon.

Notre place est du côté de celles et ceux qui sont dans la lutte contre toutes les formes de domination et d’exploitation. La campagne que nous mènerons, quelle qu’elle soit, doit pleinement contribuer à élargir le mouvement de solidarité qui se forme autour des combats de l’émancipation.